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Chapias

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Le hameau de Chapias

Étymologiquement, le terme Chapias proviendrait de la forme " Chapiaco ", qui en 1464, postule un des nombreux noms de domaines gallo-romains terminés par le suffixe »-acum » indiquant la propriété. Soit " capiacum " : le « domaine de CAPIUS ». Or CAPIUS est attesté comme un nom latin. Charmant petit hameau plein de charme emprunt de calme.

Le hameau de Chapias est connu pour sa tour, sa chapelle et son rocher des curés.

Les abbés Sévénier confrontés à la période Révolutionnaire

Maison des abbes Sevenier

Transposons nous, au 18 ème siècle à la période de la fin de l’ancien régime, époque des abbés Sévénier oncle et neveu, tous deux nés à Chapias, dans une maison familiale (1) se trouvant à proximité de l’église. L’oncle né en 1733, le neveu le 7 mai 1760 étaient tous deux à Valgorge lorsque la révolution éclata. L’un prieur, l’autre vicaire y continuèrent à exercer leur ministère jusqu'au moment, où, pour cause d’insécurité, ils furent contraint de se cacher chez des paroissiens et notamment chez l’un d’eux nommé Jacques Nicolas CHAMBON. Mais se sentant de plus en plus menacés et afin d’assurer leur survie et celle de ceux qui les aidaient , ils furent obligés de quitter Valgorge pour se réfugier au hameau de Chapias et entrèrent ainsi dans la clandestinité. Ils furent inscrit de ce fait dans la liste des prêtres non assermentés, dits réfractaires. La famille Sévénier était une grande famille terrienne du pays et faisait couramment appel à de la main d’oeuvre hors commune. Mais dans le climat d’insécurité du moment, on ne pouvait faire confiance au personnel employé. Les dénonciations étaient coutumières surtout que récompenses étaient promises. De multiples précautions s’avéraient indispensables afin d’assurer la sécurité des fugitifs et de leur entourage. Ainsi fut il décidé que les abbés se cacheraient la journée dans un rocher (2) creux éloigné d’environ 400 m. de la maison familiale, endroit d’où l’on apercevait celle-ci et permettait de correspondre par des signaux si besoin s’en faisait sentir. Discrètement de la nourriture pouvait être déposée par un petit trou naturel existant dans le rocher sans éveiller les soupçons d’éventuels curieux.

Chapias_le_rocher_6

Un matin, les soldats pénétrèrent à l’improviste dans la maison, et Mme Sévénier, se trouvant seule avec son neveu le vicaire, tous deux au coin du feu, eu la présence d’esprit de déjouer la méfiance des soldats en tendant un sac au neveu et en lui disant : « tiens ton goûter et va garder le troupeau ». Les soldats laissèrent sortir le berger sans aucune méfiance. La perquisition s’avéra infructueuse. Les soldats s’en allèrent mais on avait eu chaud chez les Sévénier. Quelques temps plus tard, alors qu’il faisait mauvais temps, les abbés s’étaient réfugiés dans la maison familiale et dormaient dans un lit. Ils furent dénoncés par un berger moyennant sans doute une récompense. Au milieu de la nuit, les soldats frappèrent à la porte d’entrée de la maison ce qui réveilla en sursaut la famille. Pierre Sévénier alla ouvrir la porte pendant que son épouse cachait les abbés derrière le placard et jetait un seau d’eau sale devant celui-ci, puis partit se coucher dans le lit des abbés afin de ne rien laisser deviner. Les soldats entrèrent et fouillèrent la maison de fond en comble sans rien trouver. Ils passèrent un fusil à baïonnette sous le placard où étaient cachés les abbés, sans se baisser car le sol était jonché d’eau sale. La baïonnette effleura tout au plus, le vêtement de l’oncle. Une fois de plus la perquisition ne donna rien et les soldats partirent.

labeaume-eglise-de-chapiasC’est alors que les abbés implorèrent la Vierge Marie dans la peur et l’angoisse d’être pris et firent le voeu que s’ils en réchappaient , ils construiraient une chapelle à son honneur. Après ces faits ils regagnèrent leur cache du rocher et redoublèrent de vigilance. Le temps passant, un peu de relâche s’installa. Un jour où l’oncle se dégourdissait les jambes dans les bois aux alentours, il tomba nez à nez avec un soldat de la révolution. Ceci se passait le 7 vendémiaire an 7 (28 sept. 1798). Arrêté immédiatement il fut conduit à Joyeuse, le 2 octobre transféré à Privas pour subir des interrogatoires et enfin à Orange pour passer au tribunal révolutionnaire et sur l’échafaud. L’époque de la terreur s’estompant, le procès traîna quelque peu, des démarches furent entreprises et un beau jour l’oncle fut libéré contre paiement d’une somme de 1400 livres. Il put enfin regagner Chapias, un vent nouveau se mit à souffler. Les prêtres réfractaires purent sortir de leur cachette et reprendre petit à petit possession de leur ministère, ce qui fut le cas des abbés Sévénier qui regagnèrent Valgorge. Sans oublier leurs promesses faites lors de la terreur, ils commencèrent la construction d’une chapelle. L’oncle décéda en 1814. Ce fut le neveu qui acheva la réalisation cette année là. On célébra alors la messe inaugurale et c’est de cette date que prit naissance le pèlerinage.

J.-CL. Fialon et G. Marron

Le Labeaumois, bulletin municipal, n°10, 2000


La tour de Chapias

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A environ 400 m. de l’église, sur une plate-forme à 252 mètres d’altitude, s’élève une tour de 12 mètres de haut surmontée d’une statue de Notre Dame, portant sur son bras gauche l’enfant Jésus. Elle domine une vingtaine de clochers à la ronde. On devine, à l’horizon par beau temps, les monts du Diois, le plateau du Vercors et quelques sommets des Alpes. Les ouvriers qui travaillèrent à la construction de la tour s’appelaient Dupland, père et fils. Ils façonnèrent également les marches d’escalier à l’intérieur. Sur la pierre frontale de la porte d’entrée de l’édifice est gravée cette inscription : " 12 octobre 1884 NOTRE DAME DU TRES SAINT ROSAIRE PRIEZ POUR NOUS ".

Surmontant la tour, on découvre une statue dont l’originale mesurait 4,70m de haut et qui fut détruite par la foudre. La nouvelle fut placé en 1908 et toutes deux furent sculptées dans la pierre de Barjac, par le sculpteur de Baix. Les créneaux qui couronnent la tour proviennent de la même localité.

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Le hameau de Chapias se situe à l'ouest de la commune

Situation du Hameau de Chapias dans la commune de Labeaume